Champions : la finale à domicile qui couronne une saison en or
Saison 1·Épisode 23·15/4 vs 15/5
La finale. On y est. Toute la saison de championnat par équipes se conclut un dimanche à domicile, au GSEM, contre le TC Roquebrune Cap Martin 2, qualifié dans l'autre partie du tableau. Et l'histoire commence dès le mardi soir : Pierre et André s'affrontent au club pour savoir qui sera titulaire dimanche. Pierre prend le dessus... mais coup de théâtre, il travaille le dimanche - c'est donc André qui jouera. Un match un peu pour rien au final, mais qui les a mis à rude épreuve.
L'équipe fait le travail
Le jour J, l'équipe lance parfaitement la rencontre. André voit son adversaire se blesser dès le premier jeu sur une montée à la volée - pause de dix minutes, baume du tigre et kit de bandage passés comme des potions de soin - avant d'aller chercher sa victoire. Amine, lui, s'offre un match à suspense : accroché, il prend le deuxième set, se motive à grands cris et finit par faire le travail. Cyril, en revanche, perd son simple. Résultat quand mon tour arrive : 2-1 pour le GSEM. Je joue le dernier match, tout le monde me guette - et ça me fait plaisir.
Un ex-4/6 en face, sous la pluie
Mon simple, c'est contre Darius. Sur le papier, un 15/4 contre un 15/5. Sauf que Darius est un ancien 4/6 - je n'ai jamais joué contre quelqu'un qui a évolué à un aussi haut niveau. L'équation est simple : si je gagne, ça fait 3-1, donc au minimum une rencontre nulle. Si je perds, tout est relancé.
Il pleut de plus en plus fort, on est à la limite du jouable, et ma caméra rend l'âme en plein match - je bascule sur une GoPro. Petit détail pour ceux qui voient les scotchs sur mon mollet : ce n'est pas du strapping, je m'étais fait tatouer la veille, alors on protège. Malgré tout, je suis très sérieux, je réalise un set quasi parfait, je casse même ma raquette en plein point... et je finis le point en apothéose. Je déroule jusqu'à me procurer trois balles de match, et je conclus. 3-1 pour le GSEM. Place au double.
Le double du titre
Avec André à mes côtés, on attaque le match qui peut tout sceller : si on gagne, nous sommes champions. En face, Laurent et Julio, et très vite un duel dans le match s'installe - je vise Julio, je l'assume, il nous vise aussi, c'est le jeu du double. L'ambiance est tellement bonne qu'un jeu qu'on avait gagné n'est même pas compté au tableau - pas grave, on n'a pas besoin de ça, on se régale tellement que ça pourrait durer des heures chez nous.


